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Arbres généalogique peints à la main,
héraldiques ou non

Un art oublié, une technique disparue redécouverte
La rigueur héraldique alliée au charme des techniques anciennes maîtrisées

 

Pour illustrer les propos ci-dessous, nous vous invitons à consulter les tableaux suivants :

Bouton tableau quartiers Buyer
 
Bouton tableau quartiers Beauvoir
 
Quartiers Buyer 
Quartiers Beauvoir
Nom Beauvoir

La structure d’un tableau généalogique du nom est à l’image de l’arbre, les lointains ancêtres près des racines, tout en bas, et les derniers rejetons en cime. A cet égard, rappelons que pour les très anciennes Maisons, comportant donc de multiples générations, il convient d’imiter larègle adoptée pour les cathédrales et voulant que les motifs soient de plus en plus grands au fur et à mesure que l’on se rapproche du ciel, ne serait-ce, au-delà du symbole, que pour des raisons de lisibilité.
Ainsi doit-on prévoir des écus d’autant plus importants de taille qu’ils se rapprochent de la cime de l’arbre.

L’ordre de géniture est respecté, les aînés à gauche et les cadets à droite.
Les branches éteintes se détachent du tronc central, ce dernier matérialisant la ou les seules branches parvenues jusqu’à nous.

Les écus masculins sont en obus ou accolade, ceux des épouses ovales et ceux des filles en losanges. Les perles et feuilles d’acanthes des différentes couronnes obéissent aux règles reconnues depuis toujours, les ecclésiastiques ont leurs chapeaux agrémentés du nombre de houppes matérialisant leur rang, les prieurs ont leurs crosses, les nonnes leurs cordelières. Les branches puînées ont leurs brisures et les bâtards, au heaume contourné, aussi.
Cartouches et devises complètent l’ensemble.

L’autre possibilité est la réalisation de tableaux de quartiers ascendants, à la structure plus monotone certes, mais à la richesse héraldique très supérieure, puisqu’à chaque génération, on multiplie par deux le nombre d’écus différents.

C’est l’occasion d’élaborer des pennons, sortes d’écartelés rappelant les alliances dignes de mémoire. Dans le cas d’écus inconnus ou inexistants, les ex-mâtre (c'est-à-dire un écu comportant, dans sa seule partie droite, les armes maternelles du titulaire) permettent de ne pas rompre l’équilibre général de la composition. En cas d’absence héraldique absolue, de simples chiffres ou mavelots peuvent aussi faire l’affaire.

Une variante du type consiste aussi à se limiter au tableau de quatre ou huit quartiers, mais de poursuivre, dans les hautes branches, la filiation agnatique (de mâle en mâle) seule des quartiers en questions, l’arbre adoptant alors la forme du poirier en espaliers.

Au-delà de ces types de présentation traditionnels, il est envisageable de faire figurer sur un même tableau plusieurs maisons différentes issues, par les femmes, l’une de l’autre, comme c’est le cas avec les deux Maisons Hérisson de Beauvoir (Bretagne).

On peut aussi faire figurer plusieurs familles s’étant succédées dans la possession d’une même terre, matérialisant ainsi la généalogie, non plus d’un patronyme, mais d’une propriété. Enfin, la palette de présentation est suffisamment large pour imaginer tous les cas de figure, permettant ainsi de mettre en évidence tel lien de parenté ou tel autre.

 
Avec la recrudescence d’intérêt pour la généalogie et maintenant l’héraldique, fleurissent, certes, de multiples logiciels de dessin d’armoiries, mais le travail ici présenté évite la pauvreté de style, les stéréotypes ou les couleurs criardes parfois proposés. Ici, il s’agit de la collaboration d’un généalogiste et héraldiste professionnel ayant une trentaine d’années d’expérience et, d’une artiste alliant, secret de la réussite, une parfaite maîtrise technique, à une grande facilité d’exécution.

Le charme qui se dégage de ces compositions est du à la conjugaison de la volontairement naïve et maîtrisée « maladresse » de l’artiste (rappelant celle des périodes ou seul l’essentiel compte…), à son sens inné des couleurs, mais aussi au respect absolu des règles traditionnelles du dessin (pleins et déliés, ombres et lumières), enfin à l’extrême finesse de la réalisation (comme pour la compréhension des bandes dessinées, l’héraldiste doit grossir le détail démesurément, tout en occupant tout l’espace de l’écu). Et c’est bien cette manière enlevée, rapidement torchée pourrait-on dire, que seule donne une longue expérience de la chose, qui réjouit tant l’oeil devant un tableau généalogique héraldique polychrome.

A cela, vous ajoutez la qualité du support (peau de vélin, toile convenablement préparée) et la générosité, la densité de couleurs chaudes (le rouge ou gueules est “Compagnie des Indes”, le bleu ou azur est “coeruléum”, le vert ou sinople est mâtiné de jaune) et vous obtenez un résultat spectaculaire, que ce soit à l’huile, à l’aquarelle ou à la gouache.

Bien sûr, habituellement enfouies dans la mémoire des vieilles générations ou dans les chartriers des propriétés, ces filiations, flatteuses
ou non, se mettent enfin à exister visuellement, mais on arrive surtout à les comprendre, car l’arbre reste, depuis la nuit des temps, le moyen le
plus clair de présenter une généalogie.

Enfin, la multiplicité des cimiers et des lambrequins, le chatoiement de l’or des couronnes, la variété polychromique de l’ensemble, mais aussi des matières (plumes, métaux, fourrures), le foisonnement des branches, rameaux et sous-rameaux, tout ce bestiaire héraldique suspendu aux frondaisons, rendent le résultat aussi poétique que décoratif.

Comme pour le mobilier, les cadres, les objets, les couverts, les tissus, etc…, le style héraldique est le fruit de l’influence d’une époque et d’un lieu. Le XVIIème siècle est hiératique, le XVIIIème végétal et le XIXème allie l’outrance à la haute précision.

A l’Ouest de l’Europe, les couronnes et l’équilibre ; à l’Est, les heaumes et cimiers, ainsi qu’un vocabulaire héraldique tout hérissé de piquants, avec les orgueilleux écartelés etcontre écartelés sans fin du Saint-Empire romain germanique.

Oui vraiment, la contemplation de ces compositions héraldiques et végétales si décoratives et chatoyantes réconciliera, me semble-t-il, ses plus sérieux opposants avec la généalogie.
 
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